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Le Grenelle de l’Environnement

Le Grenelle de l’Environnement

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Le Grenelle Environnement est un ensemble de rencontres politiques organisées en France en octobre 2008, visant à prendre des décisions à long terme en matière d’environnement et de développement durable.

Nous vivons une crise écologique reconnue par tous. Il est urgent de prendre en compte les difficultés causées par la pollution, le dérèglement climatique et l’érosion de la biodiversité.

Le Grenelle donne un coup d’accélérateur par rapport à la RT 2005 et 2010 pour les constructions neuves. On envisage même de généraliser, dès 2020, les bâtiments à énergie positive. Les constructions à basse consommation sont lancées dès maintenant.

Le Grenelle de l’Environnement, outre la promesse de dizaines voire de centaines de milliards de travaux pour les quinze ans à venir, offre au bâtiment une occasion unique de devenir "écologiquement correct" et donc séduisant aux yeux des jeunes.

Tout le monde est d’accord : le Grenelle de l’Environnement est une vraie révolution pour le bâtiment, sommé de prendre sur les chapeaux de roues le virage du développement durable. FFB et Capeb le reconnaissent, qui saluent "l’audace des choix" ou la "révolution énergétique".
Comment ces deux organisations patronales pourraient-elles faire la fine bouche devant un marché estimé au bas mot à 600 milliards d’euros rien que pour la rénovation ?

Pourtant, au-delà des réactions convenues, les discours sont plus graves. La cadence retenue pour hisser les bâtiments neufs au top du développement durable est très rapide, bien plus que ce que souhaitaient les professionnels.

Mise en œuvre délicate

Il faut que les industriels développent des matériaux à haute valeur ajoutée, à prix abordable, fiables et en quantité suffisante. Les pionniers confient, en outre, qu’ils rencontrent des problèmes dans la mise en œuvre des nouvelles technologies. Henry Beaugiraud, président de l’Union des constructeurs immobiliers de la Fédération française du bâtiment (UCI-FFB) et des Villas Soleil dans la Drôme, l’a dit à plusieurs reprises. Aujourd’hui encore, il juge cette mise en œuvre "délicate". Face à ce problème, la formation est le maître mot brandi par tous. Un plan "massif" est réclamé par les professionnels et promis par le gouvernement. Il faudra qu’il touche toute la filière, du compagnon à l’architecte en passant par les chefs d’entreprises, les BET, les ingénieurs d’EDF, expliquent les fédérations professionnelles. Les promoteurs aussi, d’ailleurs.

Autre grand défi, le coût du développement durable. la THPE (Très haute performance énergétique, - 20 % par rapport à la RT 2005) se traduira par un surcoût de 8 % et la BBC (Bâtiments basse consommation, 50 kWh/m2/an) par 15 à 18 % en plus. Il reconnaît toutefois que "le prix pour la BBC sera moins élevé dans dix ans, car on aura changé d’échelle".

Béton rime avec écologie

Atteindre les objectifs fixés dans le neuf s’annonce donc périlleux. Mais parvenir à réhabiliter les 30 millions de logements du parc existant paraît encore plus compliqué, d’une part sur le plan technique, d’autre part parce qu’on touche au portefeuille de Monsieur Tout-le-Monde. Un comité de pilotage, présidé par le patron de l’Anah, Philippe Pelletier, sera chargé de peaufiner la copie du Grenelle de l’Environnement. Seuls quelques points sont actés : il faut rénover 400 000 logements par an, en commençant par les 800 000 HLM hors normes. Un effort particulier sera fait d’ici à 2012 sur les "passoires" énergétiques, relevant de la lettre G du diagnostic de performance énergétique (plus de 450 kWh/m2/an). Mais aucune date n’est actuellement couchée sur le papier pour les autres (objectif B ou C, soit entre 51 et 150 kWh). Et tout le volet financier reste à boucler, sachant que les estimations vont de 1 500 à 3 000 euros par logement.

Reste que le bâtiment a une chance inouïe : le changement de génération imposé par sa pyramide des âges lui permettra de gérer plus facilement le virage écologique et les habitudes de production. "Il sera plus facile à de jeunes entrepreneurs de passer à l’isolation par l’extérieur qu’à des chefs d’entreprise qui posent de la laine de verre depuis trente ans", remarque un professionnel avant d’ajouter que "pour la première fois depuis des années, béton rime avec écologie". Un atout de taille pour un secteur confronté à une image dégradée - notamment auprès des jeunes - et qui devrait voir ses besoins de main-d’œuvre augmenter de 100 000 unités grâce au développement durable.

La démarche environnementale

Toute construction dont le permis a été déposé après le 1er septembre 2006 repose sur la réglementation thermique 2005, correspondant à une consommation d’énergie primaire de 120 kWh/m²/an. Il existe 5 autresniveaux de performance énergétiques règlementaires, jusqu’à la basse consommatation qui correspond aux critères du label EFFINERGIE, soit 50 kWh/m²/an.

La Haute Qualité Environnementale (HQE) est une démarche de "management de projet" visant à limiter des impacts d’une opération de construction ou de réhabilitation sur l’environnement tout en assurant, à l’intérieur du bâtiment, des conditions de vie saines et confortables. La HQE prend en compte la globalité, joue le développement durable et représente l’état le plus avancé de l’art de construire.


Les trois engagements Bernard Philibert pour ses approvisionnements bois

Premier engagement : PRÉSERVER les essences bois menacés de disparition.

Deuxième engagement:S’ASSURER de l’origine légales des bois commercialisées.

Troisième engagement : PRIVILEGER dans nos achats, les bois provenant de forêts gérées durablement.